Une ville plus protectrice
PLAN D’URGENCE SUR LES LOGEMENTS SOCIAUX :
Sur 4 600 logements sociaux à Gentilly, Valdevy en gère 2 200. La gouvernance de Valdevy dysfonctionne gravement. Suite aux nombreux cas dénoncés par les collectifs d’habitants (logements indignes, parc dégradé, des rappels massifs de charges infligés aux locataires, une attribution opaque des logements, précarité énergétique…) et dans le cadre des rénovations énergétiques, Valdevy prévoit des travaux au rabais. Il faut exiger une rénovation durable !
L’ANCOLS Agence Nationale de Contrôle du Logement Social a dénoncé dans son dernier rapport une gestion catastrophique et des manquements graves administratifs mais aussi fonctionnels, nécessitant un effort soutenu de reprise en main.
- créer une régie locale dans chaque quartier proche des habitants et réactive, et remettre les locataires au cœur de la gestion.
- de nouveaux types de cohabitations : résidences intergénérationnelles, colocations pour familles monoparentales, baux avantageux pour une mixité d’usage sur les rez-de-chaussée.
- mettre en place avec Valdevy une convention d’objectifs et contrôler la mise en œuvre des préconisations de l’ANCOLS.
- étudier la sortie de Valdevy, en cas de manquements répétés, pour se rapprocher d’un bailleur social solide et bien géré.
LA CARTE PARENT SOLO :
La lutte contre la baisse du pouvoir d’achat et la grande pauvreté sont une priorité. Parmi, les Gentilléens les plus touchés figurent notamment les familles monoparentales. Près de 30% des familles gentilléennes sont des familles monoparentales. C’est plus que la moyenne nationale. La très grande majorité de ces familles (80%) ont une femme à leur tête. Les obstacles cumulés auxquels elles font face (salaires inférieurs à ceux des hommes, temps partiel subi, etc.) entraîne une plus grande précarité. Cumulées à la difficulté à avoir un logement digne, ce sont 1200 familles monoparentales qui sont touchées par cette précarité.
Nous proposons une « carte parent solo » qui donnera droit à :
- une tarification différenciée pour les crèches, les cantines et le périscolaire,
- un accompagnement pour un meilleur accès au logement et aux soins,
- un droit au répit, avec des heures de gardes en dehors des heures de travail.
Cette mesure de solidarité fait partie d’un grand plan égalité femmes/hommes qui comprend : un service d’aide à la parentalité, un accueil intercommunal pour les femmes victimes de violences conjugales, le renforcement de la formation des personnels aux VSS violences sexistes et sexuelles.
UNE GARDE URBAINE PRÉSENTE SUR LE TERRAIN
Entre les Agents de surveillance de la voie publique (ASVP) peu visibles et le commissariat de police qui ne se déplace que pour des urgences, il manque un échelon de proximité dans le dispositif de sécurité de la ville, pour assurer une présence sur le terrain. A ce jour les ASVP sont trop peu visibles dans les quartiers, peu connus, ils ne sont pas dédiés à des quartiers et n’ont pas l’efficacité attendue pour leur permettre avant tout un rôle de médiation et de dialogue avec la population.
Nous recruterons des gardes urbains, agissant en binômes sur un secteur d’intervention privilégié. Ils rempliront des missions de prévention et de médiation pour :
- Coordonner l’action des différents acteurs (ASVP, services municipaux, etc.) dans la gestion des infractions sur l’espace public ;
- Lutter contre les incivilités ;
- Faire respecter la propreté et verbaliser les contrevenants (dépôts sauvages, véhicules épaves, potelets arrachés, éclairage public, etc.) ;
- Créer des liens de confiance avec les résidents, gardiens ou bailleurs.
